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67) Chronologie sélective de la Seconde Guerre mondiale en Europe: France, Allemagne, l'URSS et la Roumanie dans la deuxième guerre mondiale ou… quand les coïncidences prennent du sens.

30 janvier 1933 - Adolf Hitler est nommé chancelier de la république de Weimar.

7 mars 1936 - Hitler décide la remilitarisation de la Rhénanie, violant ainsi le traité de Locarno (1925). Les troupes allemandes pénètrent à Düsseldorf et Cologne.

1938 - 1940 Les événements s'accélèrent et la Guerre est déclaré

12 mars 1938 – Anschluss, l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie.

29 septembre 1938 - Adolf Hitler, le Président du Conseil français Édouard Daladier, le Premier ministre britannique Neville Chamberlain et le Duce italien Benito Mussolini signent les accords de Munich. Ainsi, pour préserver la paix, la France et le Royaume-Uni acceptent que l'Allemagne annexe la Région des Sudètes. Le lendemain, la Tchécoslovaquie, qui a commencé à mobiliser ses troupes, est contrainte de s'incliner et de laisser pénétrer la Wehrmacht sur son territoire.

9 janvier 1939 - Le ministre roumain des affaires étrangères déclare à son homologue français : « Si l’Allemagne tente une invasion en force afin de faire main basse sur les puits de pétrole et les réserves de céréales pour pouvoir organiser des campagnes offensives de longue durée à l’Est comme à l’Ouest, nous insistons pour mettre en garde la France qu’une telle éventualité frapperait les intérêts partagés avec les pouvoirs occidentaux et qu’une attitude commune serait à envisager. »

23 mars 1939 - Berlin impose à la Roumanie un accord commercial qui réserve à l’Allemagne la production de blé et de pétrole roumain contre la fourniture d’armes et de munitions. En 1939, près de 98% des ressources pétrolières exploitées se trouvent en dehors des pays qui déclenchent la Seconde Guerre mondiale (Allemagne, Italie, Japon).

26 mars 1939 - La Pologne rejette les propositions d’Hitler de faire de la Pologne un satellite de l’Allemagne contre l’Union soviétique.

13 mai 1939 - le Royaume-Uni et la France garantit les frontières de la Roumanie. Le roi Carol II lance la gendarmerie dans une véritable guerre civile contre les nazis d'Andreas Schmidt et les « Légionnaires » de la Garde de fer, dont le fondateur, Corneliu Codreanu, est arrêté, emprisonné et exécuté.

23 août 1939 - Le pacte Ribbentrop-Molotov est signé à Moscou. Son protocole secret prévoit les zones d'influences soviétique et allemande. La lettre d’Adolf Hitler adressée à Benito Mussolini le 25 août 1939 synthétise parfaitement la situation en soulignant qu’une des conséquences immédiates du pacte est d’éliminer toute possibilité de la Roumanie d’intervenir d’une manière ou d’une autre dans le cas d’un conflit.

1er septembre 1939 - La Wehrmacht envahit la Pologne : début de la Deuxième Guerre mondiale. Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne. Pourtant, aucune bataille majeure n'a lieu en Europe de l'Ouest jusqu'à l'invasion de la Belgique, des Pays-Bas et de la France, le 10 mai 1940 (seule offensive lancée par les Français en 1939, la timide opération de la Sarre, 7-18 septembre 1939, se solde par une retraite derrière la ligne Maginot). Cette période est appelée la « drôle de guerre ». La Roumanie, neutre, garantit le droit d'asile aux membres du gouvernement polonais en exil et aux divisions polonaises en fuite. Le Service maritime roumain les transporte à Alexandrie où ces forces rejoignent les forces britanniques. 

Après deux semaines, c'est au tour de l'Union soviétique d'envahir la Pologne. Les deux photos ci-dessous, à gauche : RUSSIA TODAY, novembre 1939 : « LA RUSSIE VEUT LA PAIX : Le 17 septembre, l'Armée rouge franchit la frontière polonaise pour sauver le peuple de la guerre… ». La photo de droite a été prise lors du défilé militaire germano-soviétique à Brest-Litovsk, le 22 septembre 1939: les Soviétiques et les Allemands se sont réunis pour célébrer la victoire sur la Pologne.

17 septembre 1939 -L’invasion soviétique de la Pologne, sans déclaration de guerre préalable. Les Soviétiques intervinrent car, selon eux, les populations ukrainiennes et biélorusses de Pologne étaient victimes de discrimination. La Russie soviétique, qui avait subi une défaite cuisante durant la guerre russo-polonaise de 1920, souhaite depuis cette date laver cet affront et récupérer les territoires perdus. L'invasion soviétique surprit la Pologne, non seulement sa population mais aussi son gouvernement, qui n'avait disposé d'aucune information la laissant prévoir. En revanche, en France, pays allié de la Pologne, le ministère des Affaires étrangères et le président du Conseil Édouard Daladier avaient reçu de Russie et d'Allemagne, dès le 11 juin 1939, des renseignements concordants sur les intentions soviétiques. Les autorités françaises choisirent de laisser la Pologne dans l'ignorance pour éviter qu'elle ne capitule trop tôt, ce qui aurait abrégé le temps pendant lequel la France pouvait profiter de l'engagement de l'Allemagne à l'est pour parfaire sa propre préparation militaire.

30 novembre 1939 - Guerre d'Hiver. La guerre soviéto-finlandaise ou guerre russo-finlandaise, éclate lorsque l'Union soviétique envahit la Finlande, quelques mois après le début de la Seconde Guerre mondiale. La résistance acharnée des Finlandais, qui luttent pourtant à un contre quatre contre l'Armée rouge, dure jusqu'au 13 mars 1940 (date du traité de Moscou), soit pendant 105 jours. La photo ci-dessous: extrait du journal "The Evening News": « La Finlande envahie / Staline frappe par terre, mer et air / Bombes incendiaires sur Helsingfors / Des avions soviétiques mettent le feu à un Hôpital / la Flotte bombarde des villes / Les troupes finlandaises tiennent bon. »

1940 - 1943 La guerre se répand partout avec ses retombées atroces. Invasions, déplacements de populations, dévastations.

10 mai 1940 - La Wehrmacht envahit la France. Après la percée allemande de Sedan et une succession de reculs des armées britannique, française et belge, ponctuées par les batailles de la Dyle, de Gembloux, de Hannut, de la Lys et de Dunkerque, elle se termine par la retraite des troupes britanniques et la demande d'armistice du gouvernement français, qui est signé le 22 juin, les militaires ayant refusé la capitulation.

14 juin 1940 - L’occupation des pays baltes: l'invasion puis l'occupation par l'Armée rouge des trois États baltes : l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie conformément au protocole secret du Pacte germano-soviétique, suivie de leur incorporation forcée dans l'URSS en tant que républiques constitutives (ou « unionales ») : RSS d'Estonie, de RSS de Lettonie et RSS de Lituanie.

14 juin 1940 - Les troupes allemandes occupent Paris.

22 juin 1940 - Armistice : la France est divisée en deux zones, dont l'une est occupée par l'Allemagne et l'autre sous contrôle du régime de Vichy.

28 juin 1940 - L'invasion et l'occupation par l'Armée rouge de 50,135 km² de territoire roumain (Bessarabie et de la Bucovine du Nord). Les frontières roumaines avaient été garanties le 13 mai 1939 par le Royaume-Uni et la France, mais fin juin la France s'était effondrée, et l'Angleterre, seule en lice et en butte au Blitz aérien, semblait sur le point de succomber, de sorte que la Roumanie, fortement pressée en ce sens par l'ambassadeur allemand à Bucarest, Wilhelm Fabricius, dut accepter l'ultimatum soviétique afin d'éviter une invasion militaire à grande échelle. « Le Gouvernement roumain est responsable de la remise intacte de tous les chemins de fer et matériels roulants, ponts, aéroports, centrales électriques, téléphones, télégraphes et industries, précise le communiqué de Moscou. »

30 août 1940 - La Hongrie occupait « Transylvanie du nord » suivant les arbitrages de Vienne. Les deux arbitrages interviennent sous l'influence de l'Allemagne et de l'Italie afin de satisfaire les revendications territoriales de la Hongrie sur les territoires que celle-ci avait perdus en 1918, pertes entérinées en 1920 par le traité de Trianon.

27 septembre 1940 - La signature du pacte tripartite - Axe Rome-Berlin-Tokyo. L'Axe Rome-Berlin fut proclamé le 1er novembre 1936.

14 novembre 1940 - Négociations germano-soviétiques concernant une éventuelle entrée de l’URSS dans l'Axe - en tant que quatrième puissance. Hitler encourage Molotov à regarder vers le sud, vers l'Iran et éventuellement l'Inde, afin de préserver l'accès allemand aux ressources de la Finlande et d'éliminer l'influence soviétique dans les Balkans. Le 25 novembre 1940, les Soviétiques présentent une contre-proposition écrite rédigée par Staline, acceptant le pacte des quatre puissances mais incluant les droits soviétiques sur la Bulgarie et une sphère d'influence mondiale, centrée sur la région de l'Irak et de l'Iran.

23 novembre 1940 - Le général Ion Antonescu, chef de l'État roumain entre 1940 et 1944, signe à Berlin l'adhésion de la Roumanie au pacte tripartite conclu entre l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Les Allemands mettent la main sur les champs de pétrole de Ploiesti qui leur sert de principale source de pétrole brut ; l’ensemble de ces champs fourniront 50% des ressources internes du Reich.

21-23 janvier 1941 -  Le coup d'État de la Légion ou la rébellion des légionnaires (le nom officiel de la Garde de Fer était « Légion de l'Archange Michel ») et le pogrom de Bucarest. La Garde de fer était un parti nationaliste révolutionnaire et fasciste. La Roumanie est devenue depuis 14 septembre 1940 un État fasciste, satellite de l'Allemagne nazie, dirigé de facto par l'ambassadeur allemand Manfred von Killinger assisté du Judenberater Gustav Richter, qui pressent les autorités roumaines de procéder à l'extermination des Juifs. À la suite de ces événements, la Garde de Fer est dissoute et 9 000 de ses membres sont jetés en prison, non pour le pogrom, mais pour s'être rebellés.

10 et 12 février 1941 - Le Royaume-Uni et la Belgique rompent leurs relations avec la Roumanie en raison de son adhésion à l’Axe sous la gouvernance de l’État national-légionnaire, mais sans lui déclarer la guerre, le royaume étant alors officiellement neutre.

22 juin 1941 - L'invasion par le IIIe Reich de l'Union soviétique - l’opération Barbarossa.

7, 8 et 11 décembre 1941 - Attaque aérienne surprise de la flotte japonaise sur la base navale américaine de Pearl Harbor à Hawaii. Discours devant le Congrès américain de Franklin Roosevelt, qui annonce l'entrée en guerre des États-Unis contre l'empire du Japon (8 déc.). L'Allemagne et l'Italie déclarent la guerre aux États-Unis (11 déc.).

8 novembre 1942 - Début de l'opération Torch, débarquement des troupes américano-britanniques en Afrique du Nord, à Safi, Casablanca, Kénitra, Oran et Alger qui est un succès : toute l'Afrique du Nord française se rallie aux Alliés.

14 janvier 1943 - Début de la conférence d'Anfa à Casablanca, à laquelle participent Roosevelt, Churchill, de Gaulle et Henri Giraud, aboutissant à l'unification des forces françaises libres et de l'Armée d'Afrique, ainsi qu'au principe de reddition sans condition des forces de l'axe.

02 février 1943 - La bataille de Stalingrad est la succession des combats qui, du 17 juillet 1942 au 2 février 1943, ont opposé les forces de l'URSS à celles du Troisième Reich et de ses alliés. La bataille de Stalingrad est l'une des plus sanglantes et des plus coûteuses en vies humaines de toute l'histoire militaire. L'ensemble des combats, dans et hors de la ville, ont coûté la vie à plus de 1 000 000 Soviétiques (civils et combattants), et à 400 000 militaires allemands, 158 000 roumains, 114 000 italiens, 143 000 hongrois et croates. D'un point de vue politique, Stalingrad ébranle l'Axe en profondeur. Les Allemands perçoivent les défaites de l'hiver 1942-1943 (opération Uranus, opération Saturne, offensive Ostrogojsk-Rossoch) comme une défaillance des alliés du Reich, alors que le rétablissement, à la suite de la troisième bataille de Kharkov, est la preuve de la vigueur persistante de l'armée allemande.

3 septembre 1943 - Les troupes britanniques débarquèrent à l'extrémité de la botte italienne dans le cadre de l'opération Baytown (débarquement allié en Italie continentale). Deux autres opérations amphibies eurent lieu le 9 septembre à Salerne (opération Avalanche) et à Tarente (opération Slapstick). Du fait de la capitulation italienne, les débarquements alliés à Tarente se déroulèrent sans opposition.

1944 - 1945 Le Reich allemand s'effondre

19 au 25 août 1944 - La libération de Paris. Alors que les troupes alliées débarquées en Normandie en juin avancent vers l’est et prennent la poche de Falaise (12-21 août), une insurrection populaire est organisée et menée par la Résistance dans la capitale.

23 août 1944 - Organisé par la résistance roumaine sous l'égide du roi Michel Ier, un coup d'état permet de renverser le dictateur Ion Antonescu, de mettre fin à la collaboration du royaume de Roumanie avec les forces de l'Axe et de faire entrer le pays dans le camp des Alliés. Le roi Michel Ier et le Conseil national de la Résistance ne parviennent pas, comme ils l'espéraient, à suivre l'exemple de Charles de Gaulle ni à faire oublier le régime Antonescu (pourtant parvenu au pouvoir par un coup d'État, et non par un vote du parlement) : l'accord d’armistice du 12 septembre 1944 traite clairement la Roumanie en ennemie.

26 août 1944 - Le général de Gaulle, le général Leclerc et leurs entourages descendent les Champs-Élysées en direction de Notre-Dame.

9 octobre 1944 - La Conférence de Moscou (nom de code "Tolstoi"): le partage de l'Europe en zones d'influence préfigure le « partage du monde » qui sera officialisé après la Conférence de Yalta et sera à l'origine de la guerre froide. Contresigné par Churchill et Staline, cet accord prévoit les « taux d'influence » suivants, respectivement pour les Alliés occidentaux et pour l'URSS : Hongrie et Yougoslavie : 50-50 % ; Roumanie : 10 % - 90 % ; Bulgarie : 25 % - 75 % et Grèce : 90 % - 10 %.
La photo ci-dessous représente la Note de Winston Churchill, complétée par des amendements et la coche de Staline (l'original se trouve dans les Archives nationales britanniques) :

11 février 1945 - La conférence de Yalta est une réunion des principaux responsables de l'Union soviétique (Joseph Staline), du Royaume-Uni (Winston Churchill) et des États-Unis (Franklin D. Roosevelt). La diplomatie soviétique œuvre pour commencer à la création d’une Pologne dirigée par un gouvernement ami de l'URSS.

28 avril 1945 - Mussolini et Clara Petacci sont fusillés à Giulino di Mezzegra, à proximité de Dongo par le Comandante Valerio, nom de guerre du communiste Walter Audisio.

30 avril 1945 - Adolf Hitler se suicide dans son bunker de Berlin.

7 mai 1945 - La capitulation allemande.

12 septembre 1944 à 1962 - Occupation militaire et économique de la Roumanie par l'Union soviétique. Avec l'Armée rouge, le NKVD permet au Parti communiste roumain, initialement très minoritaire, d'imposer, par le coup d'État du 6 mars 1945 sa dictature, qui aboutit le 30 décembre 1947 à la proclamation de la République populaire roumaine. Le régime communiste dura jusqu'au 22 décembre 1989.

1948 - 1955 L'émergence de l'OTAN et du Pacte de Varsovie

25 février 1948 - Le président de la République tchécoslovaque, Édouard Benès, doit céder tout le pouvoir au parti communiste et à son président, Klement Gottwald, après deux semaines de pressions intenses des Soviétiques.

4 avril 1949 - Alarmés par le « coup de Prague » du 25 février 1948, les États-Unis, le Canada et dix pays d'Europe de l'Ouest fondent l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN, en anglais NATO).

23 octobre 1954 - Les accords de Paris portent principalement sur l'adhésion de l'Allemagne de l'Ouest (RFA) au traité de l'Atlantique nord (OTAN).

14 mai 1955 - Le pacte de Varsovie est signé. Il est justifié par « la situation qui s’est créée en Europe par suite de la ratification des accords de Paris qui prévoient la formation d’un nouveau groupement militaire avec la participation de l’Allemagne occidentale en voie de remilitarisation et avec son intégration au bloc nord-atlantique (OTAN).

1955 - 1991 La paix s'accompagne de la déclaration de la guerre froide

La guerre froide commence après la Seconde Guerre mondiale et se termine entre 1989 et 1991. La chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 permet à la République fédérale d'Allemagne et à la République démocratique allemande de décider de se réunifier, le 3 octobre 1990.


Sources:

Seconde Guerre mondiale
Hitler prépare l’Allemagne nazie à la guerre
Les relations franco-roumaines de 1938 à 1944
La bataille du pétrole et une brève histoire de l'industrie pétrolière roumaine (en anglais)
La Crimée, enjeu entre la Russie et l’Ukraine
L'accord germano-soviétique ou Pacte Molotov-Ribbentrop
Le partage du monde: La quatrième conférence de Moscou (9 octobre 1944 - 19 novembre 1944)
Le 5 mars 1946, dans son discours de Fulton sur le « Nerf de la paix », Winston Churchill avait dénoncé, en présence du président Truman, le Rideau de fer qui partageait l'Europe en deux camps hostiles.

Les dates qui ont marqué la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) :

1933

30.01.1933 - Adolf Hitler est nommé chancelier

1936

07.03.1936 - Remilitarisation de la Rhénanie

01.11.1936 - Proclamation de l'Axe Rome-Berlin

1937

07.07.1937 - Invasion de la Chine par le Japon

1938

12.03.1938 - Anschluss, l'annexion de l'Autriche

29.09.1938 - Accords de Munich et l'Annexion de la Région des Sudètes (Tchécoslovaquie)

1939

23.08.1939 - Le pacte Ribbentrop-Molotov

01.09.1939 - La Wehrmacht envahit la Pologne

17.09.1939 - L’invasion soviétique de la Pologne

30.11.1939 à 13.03.1940 - La guerre d'Hiver : l'Union soviétique envahit la Finlande

1940

10.05.1940 - La Wehrmacht envahit la France

14.06.1940 - L’occupation Soviétique des 3 Pays Baltes

14.06.1940 - Les troupes allemandes occupent Paris

22.06.1940 - Armistice : la France est divisée en 2 zones

28.06.1940 - L'invasion Soviétique de la Bessarabie (Roumanie)

07.1940 à 05.1941 - La bataille d'Angleterre

30.08.1940 - La Hongrie occupait Transylvanie du nord (Roumanie)

27.09.1940 - La signature du pacte tripartite - l'Axe Rome-Berlin-Tokyo

14.11.1940 - Négociations germano-soviétiques concernant une éventuelle entrée de l’URSS dans l'Axe

23.11.1940 - L'adhésion de la Roumanie au pacte tripartite (à l'Axe)

1941

06.04.1941 à 27.04.1941 - L'Allemagne envahit la Grèce depuis la Bulgarie

06.04 à 17.04.1941 - L'Allemagne envahit la Yougoslavie (une délégation yougoslave arrive en URSS le 4 avril, pour négocier une rapprochement politique et militaire entre les deux pays)

22.06.1941 - L’opération Barbarossa: l'invasion par le IIIe Reich de l'Union soviétique

07.08 à 26.09.1941 - La première bataille de Kiev

08.09.1941 à 27.01.1944 - Le siège de Léningrad

13.10.1941 à 20.04.1942 - La bataille de Moscou

08.12.1941 - L'entrée en guerre des États-Unis contre l'empire du Japon

1942

04 à 07.06.1942 - La bataille de Midway (qui oppose les marines du Japon et des États-Unis)

17.07.1942 à 02.02.1943 - La bataille de Stalingrad

08.11.1942 - Débarquement des troupes américano-britanniques en Afrique du Nord

1943

05.07 à 23.08.1943 - La bataille de Koursk

03.09.1943 - Débarquement allié en Italie continentale

23.09.1943 à 04.1945 - La république de Salò (État fasciste établi par Benito Mussolini en Italie du Centre et du Nord)

03.10 à 22.12.1943 - La seconde bataille de Kiev

1944

12.05.1944 - La reconquête soviétique de la Crimée

06.06.1944 - Débarquement allié en Normandie

19 à 25.08.1944 - La libération de Paris

23.08.1944 - La libération de Bucarest

09.10.1944 - La Conférence de Moscou: le partage de l'Europe en zones d'influence (par Churchill et Staline)

1945

11.02.1945 - La conférence de Yalta (Staline, Churchill et Roosevelt)

28.04.1945 - Mussolini et Clara Petacci sont fusillés

30.04.1945 - Adolf Hitler se suicide

07.05.1945 - La capitulation allemande

06 et 09.08.1945 - Les États-Unis larguent deux bombes nucléaires sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki

02.09.1945 - Le Japon capitule, fin de la Seconde Guerre mondiale

1949

04.04.1949 - les États-Unis, le Canada et 10 pays d'Europe de l'Ouest fondent l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN)

1955

14.05.1955 - Le pacte de Varsovie est signé (groupant les pays d'Europe de l'Est avec l'URSS)

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63) Do you think ITER project - the most complex machine ever built, would deliver on its huge promises or it is a masterful illustration of the madness of this world?

There’s a six-decade-long theory that backs nuclear fusion and its promise of near-limitless energy. Practical steps are being taken to investigate the technology’s industrial viability.
In the future, thermonuclear reactors (one famous iteration is known as a tokamaks) could power the world, but scientists and engineers are laying the groundwork for them now.
The thermonuclear fusion reaction takes place in a plasma of Deuterium and Tritium heated to millions of degrees Kelvin, creating Helium-4 (a stable, non-radioactive isotope of Helium containing two protons and two neutrons in its nucleus), freeing a neutron, and releasing energy (17.59 MeV). Deuterium (a stable but rare isotope of Hydrogen containing one proton and one neutron in its nucleus) is produced by starting with ordinary water (H2O), from which the heavy water (D2O, water that contains a larger than normal amount of the Hydrogen isotope Deuterium) can be separated by the Girdler sulfide process and/or distillation. Tritium (a radioactive isotope of Hydrogen containing one proton and two neutrons in its nucleus) can be produced in special heavy water reactors and it is used inside a nuclear warhead as a source of neutrons required for its detonation. Canada, South Korea, Romania, Argentina, China and India can make tritium available to the fusion community.



The ITER Project, currently under construction in France, close to the village Saint Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône department), is the largest fusion power project that benefits from huge resources. The expected cost of ITER has risen from $5 billion USD to $20 billion USD, and the timeline for operation at full power was moved from the original estimate of 2016 to 2025 (first plasma).
The acronym ITER used to be interpreted as the International Thermonuclear Experimental Reactor, which is still the case, but now it’s also referred to by its Latin meaning: “the way”.

ITER began in 1985 as a Reagan–Gorbachev initiative
The scientific cooperation emanated from talks in 1985* between Soviet Secretary-General Gorbachev, French President Mitterand (Paris, October 2, 1985) and American President Reagan (Geneva, November 19, 1985). Planning commenced in spring 1988 at Max Planck Institute of Plasma Physics in Garching, as host laboratory. Till winter 1990 about 50 physicists and engineers from Europe, Japan, the former Soviet Union, and the United States worked on the ITER concept and submitted the design for the test reactor in December 1990.
*It is important to remember that another collaborative project in fusion, called INTOR (never achieved), had started in June 1973, in Washington D.C. as a Nixon-Brezhnev initiative.

The ITER Organization is funded by 35 countries (EU-28 plus Switzerland, China, Japan, India, the Republic of Korea, Russia and the US).
Signed in 2006, the ITER project agreement continues to be on track with the organization announcing in 2018 that 50% of the work on the project was complete.
As the Cadarache 180-hectare facility is prepared, the equipment, components, and techniques necessary for the ITER’s tokamak to run are steadily coming in.
The complex has entered its first phase of assembly, and the ITER reactor is expected to deliver its First Plasma by December 2025.
After ITER - the machine that will demonstrate the technological and scientific feasibility of fusion energy - DEMO will open the way to its industrial and commercial exploitation in the mid-2050s.


(ANSA) - La Spezia, 2017 November 20 - An Italian supermagnet destined for the ITER experimental fusion reactor in southern France left the La Spezia site of ASG Superconductors for the local port from which it will be shipped to Porto Marghera near Venice. Cadarache-based ITER aims to demonstrate the feasibility of the energy of the future, imitating the processes that happen in stars. The giant coil is the fruit of collaboration between Italian industry, the alternative energy group ENEA and the EU's Fusion for Energy (F4E) agency. ASG Superconductors is owned by the Malacalza family. The new magnet is the biggest ever made in the world.


France, 2018 April 13 (Reuters) - Four massive parts for an international nuclear fusion project arrived in southern France after a four-month journey from their production site on the Yangtse river in China.
The four vapour suppression tanks, each weighing about 100 tonnes and measuring eight by nine metres, were delivered to the International Thermonuclear Experimental Reactor (ITER) site in Saint-Paul-lez-Durance, French authorities said.


Canada has signed (Apr. 2018) a memorandum of understanding (MoU) with the ITER organisation to explore how Canada can participate in the project to construct the International Thermonuclear Experimental Reactor.


The reactor in Greifswald, Germany, was switched on in 2015, suspending a helium plasma for the first time. It then also managed to suspend a hydrogen plasma in 2017. It is a collaboration between the Max-Planck Institute for Plasma Physics and the Wigner Research Centre for Physics, both in Germany.



The Wendelstein 7-x is the largest stellarator fusion device in the world - dubbed the “dark horse in fusion energy research” and costing €370 million ($404 million) to build - rivalling the standard tokamak fusion reactor that was developed by Soviet researchers.
In february 2016, the federal chancellor Angela Merkel pushed the red button on the Wendelstein 7-X stellarator, and kicked off a reaction countdown that heated up hydrogen with the power of 6,000 microwaves. The plasma was sustained for just a fraction of a second. The experiment was heralded as a success.

Extreme Light Infrastructure - Nuclear Physics (ELI-NP) Bucharest
In 2009 the Romanian scientists have developed a new technology for reinforcing the wall of a fusion reactor to resist hot plasma. This marks an important step forward for the success of ITER, the world's biggest experimental fusion reactor. The "Combined Magnetron Sputtering and Ion Implantation" Technology (CMSII) - developed by the Romanian Fusion Association (Euratom/MEdC) - which is a member of the Euratom Fusion Research Programme - has been chosen as the best "coating technique " in terms of resistance to the high heat loads.

Drobeta Heavy Water Plant
The demand for tritium is expected to increase when ITER (the International Thermonuclear Experimental Reactor) begins operation in the mid-2020s. Romania is expected to detritiate its CANDU (Canada Deuterium Uranium) units at Cernavoda starting 2024, with the goal of improving radiological safety and reactor performance. Detritiation will result in a significant quantity of tritium being produced and thus Romania has an opportunity to supply tritium for fusion.
The findings suggest that Romania is capable of providing a total of 6.2 kg of tritium to ITER over its 20 year operation, generating a potential revenue of $186 M (USD). Opportunities associated with the supply of Romanian helium-3 are also considered as a hedging option, which has the potential to generate $120 M (USD) in the case of zero tritium sales.


In september 2017, Rosatom Director-General Alexey Likhachov visited the construction site of the International Thermonuclear Experimental Reactor, which the Russian state nuclear corporation said has now entered the "full-scale practical implementation phase". Rosatom also announced that it has sent the latest batch of six trailers with high-current busbars for the power supply systems of ITER's superconducting magnet.


"In the centre of this device you've got the highest temperatures in the universe and two metres out you've got superconducting magnets with the coldest temperatures in the universe".


United States blocks Iran from fusion megaproject. Iran has been poised for months to ink an agreement to join ITER in a limited capacity. “It was all moving well, until President Trump took office,” says Ali Akbar Salehi, president of the Atomic Energy Organization of Iran here. An ITER official who requested anonymity because of the matter’s sensitivity confirms that the United States is blocking Iran through its seat on ITER’s governing council, which must approve Iran’s participation unanimously. Bringing Iran into ITER was expected to be straightforward. The long delay, European and Iranian officials say, casts a pall on other scientific collaborations expected under the nuclear deal. An ITER council meeting later this month is expected to take up the issue.


Sebastien Balibar, a leading French nuclear physicist, has cast doubts that the EU-funded project will ever come into being: "We say that we will put the sun into a box. The idea is pretty. The problem is, we don't know how to make the box," he told the Wisconsin Scientist in 2006.
The ITER organization should be sued for lies about the cost and performance of this nuclear reactor. ITER is a masterful illustration of the madness of this world !?
Ivy Mike was the codename given to the first test of a full-scale thermonuclear device,
in which part of the explosive yield comes from nuclear fusion.
It was detonated on November 1, 1952 by United States.

The thermonuclear bomb (also called hydrogen bomb or H-bomb), is a weapon whose enormous explosive power results from an uncontrolled, self-sustaining chain reaction in which isotopes of hydrogen combine under extremely high temperatures to form helium in a process known as nuclear fusion (for its peaceful application, click here).


On August 12, 1953 the Soviet Union detonated RDS-37, a thermonuclear (“hydrogen”) bomb at the Semipalatinsk test site in northern Kazakhstan. Work on the super-bomb had begun in 1946, three years before the Soviet Union exploded its first atomic bomb. The project was organized by the First Chief Directorate under Lavrentii Beria, Minister of State Security (MGB). It was headed by Igor Kurchatov (1903-60), a physicist who had been appointed scientific director of the Soviet Union’s nuclear project in 1943.


A neutron bomb, officially defined as a type of enhanced radiation weapon (ERW), is a low yield thermonuclear weapon designed to maximize lethal neutron radiation in the immediate vicinity of the blast while minimizing the physical power of the blast itself. The neutron release generated by a nuclear fusion reaction is intentionally allowed to escape the weapon, rather than being absorbed by its other components. The neutron burst, which is used as the primary destructive action of the warhead, is able to penetrate enemy armor more effectively than a conventional warhead, thus making it more lethal as a tactical weapon. The concept was originally developed by the US in the late 1950s and early 1960s. It was seen as a "cleaner" bomb for use against massed Soviet armored divisions. As these would be used over allied nations, notably West Germany, the reduced blast damage was seen as an important advantage. It has been claimed that it is possible to conceive of a crude, deliverable, pure fusion weapon, using only present-day, unclassified technology.


The danger of nuclear weapons proliferation. Unlike what happens in solar fusion - which uses ordinary hydrogen, the earth-bound fusion reactors that burn neutron-rich isotopes have byproducts that are anything but harmless: energetic neutron streams comprise 80 percent of the fusion energy output of deuterium-tritium reactions and 35 percent of deuterium-deuterium reactions.
The open or clandestine production of plutonium 239 (a fissionable isotope that can be used to make a nuclear fission bomb similar to that produced with uranium-235) is possible in a fusion reactor simply by placing natural or depleted uranium oxide (containing more than 99.284% uranium-238) at any location where neutrons of any energy are flying about. The ocean of slowing-down neutrons that results from scattering of the streaming fusion neutrons on the reaction vessel permeates every nook and cranny of the reactor interior, including appendages to the reaction vessel. Slower neutrons will be readily soaked up by uranium 238, whose cross section for neutron absorption increases with decreasing neutron energy.
In view of the dubious prospects for tritium replenishment, fusion reactors may have to be powered by the two deuterium-deuterium reactions that have substantially the same probability, one of which produces neutrons and helium 3, while the other produces protons and tritium. Because tritium breeding is not required, all the fusion neutrons are available for any use - including the production of plutonium 239 from uranium 238. The bomb which was dropped at Nagasaki was a plutonium bomb.
Source: https://thebulletin.org/fusion-reactors-not-what-they’re-cracked-be10699

After all, blowing up the world ten times over was a fusion fantasy of the Cold War ...

55) "Nos ancêtres les Gaulois"


1) Il y a environ 35 000 ans: H, C & A
Les haplogroupes H, C & A représentent aujourd'hui moins de ~2% de la population de la France. Ils sont devenus très rares actuellement.

L'histoire des européens commence il y a environ 35 000 ans avec Cro-Magnons, les premiers Homo Sapiens à coloniser l'Europe. Partis du Proche-Orient il y a 45.000 ans, ils ont progressé très lentement des Balkans vers l'Europe occidentale, se métissant probablement avec les Néandertaliens autochtones en chemin. Aucun ADN-Y de Cro-Magnon n'a encore été testé à ce jour (seulement l'ADN mitochondrial), mais il est probable que la première vague d'Homo Sapiens, liée à la culture aurignacienne, appartenait à de vieux haplogroupes * tels que H-P96, C-V20 et peut-être même A1a.
* Un haplogroupe  du chromosome Y (ADN-Y) peut être perçu comme un groupe d'humains ayant un même ancêtre commun en lignée patrilinéaire.

Haplogroupe H: Cet haplogroupe est commun à tout le sous-continent indien mais on le retrouve aussi chez les Roms.
Peuple dravidien: Haplogroupe H
Haplogroupe C: Cet haplogroupe serait apparu il y a au moins 60 000 ans. Il est typique des populations de Mongolie, de Polynésie, d'Australie, d'Inde et de la partie la plus orientale de la Russie.
Genghis Khan : Haplogroupe C3
Haplogroupe A1a: L’haplogroupe A dont l’origine et la plus grande diversité se trouvent en Afrique est également le plus ancien des haplogroupes.
Peuple khoïsan : Haplogroupe A1a


2) Il y a environ 32 000 ans: I & E1b1b
L'haplogroupe I représente aujourd'hui ~15% de la population de la France.
L'haplogroupe E1b1b représente aujourd'hui ~7.5% de la population de la France (la plupart de la population définie comme noire).

Les peuplades robustes de l'Aurignacien ont été succédées par des hommes à la forme plus gracile au cours de la période du Gravettien (32.000-22.000 ans). Cette deuxième vague d'hommes modernes aurait pu apporter l'haplogroupe I et éventuellement aussi certaines lignées E1b1b.

Haplogroupe I: L'haplogroupe I est le lignage paternel majeur le plus ancien d'Europe et peut-être le seul qui y naquit. L'haplogroupe I est divisé en de nombreux sous-groupes et serait né dans les Balkans il y a plus de 30 000 ans. L'haplogoupe I a dominé le sud-est de l'Europe avant l'expansion de l'haplogroupe R (composant par la suite les Indo-Européens), qui assimila sa population féminine sauf dans les endroits moins accessibles comme la Scandinavie, la Sardaigne et les Balkans yougoslaves. Cet haplogroupe est principalement retrouvé aujourd'hui chez les populations européennes notamment dans la péninsule balkanique et Sardaigne (25 à 50%) ou chez les Roumains, les Bulgares (fréquences de 20 à 30 %). En Suède, Norvège, Danemark,  Islande et au nord de l'Allemagne (avec les haplogroupes I1 et I2b) , à des fréquences de 25 à 50%
Leo Tolstoy : Haplogroupe I1
Nikola Tesla : Haplogroupe I2a
Napoleon III : Haplogroupe I2

Haplogroupe E1b1b: La plus grande diversité génétique de l'haplogroupe E1b1b se trouve dans le nord-est de l'Afrique, surtout en Éthiopie et en Somalie
Nelson Mandela : Haplogroupe E1b1a



3) Il y a environ 12 000 ans: I2 & E1b1b
L'haplogroupe I2 représente aujourd'hui ~6.5% de la population de la France.
L'haplogroupe E1b1b représente aujourd'hui ~7.5% de la population de la France.

Au cours de la période mésolithique, à partir de la fin de la dernière glaciation (vers 10.000 avant notre ère) et s'étalant jusqu'à l'adoption de l'agriculture (de vers 5500 avant notre ère dans le sud de la France jusqu'à 4000 avant notre ère au nord des Pays-Bas), les habitants du Benelux et de France auraient appartenu principalement à l'haplogroupe I2 et en particulier à I2a1a (M26), bien que I2a2 pourrait avoir existé entre Alsace et la Franche-comté et le Benelux. E1b1b se serait pendant ce temps étendu d'Espagne et d'Italie vers le sud de la France.

Martin Luther : Haplogroupe I2a1
Napoleon Bonaparte: Haplogroupe E1b1b
(Professeur Gérard Lucotte a testé l' Y-ADN de Napoléon I, Napoléon III et de leurs descendants)
Albert Einstein: Haplogroupe E1b1b
Adolf Hitler: Haplogroupe E1b1b

Pour plus de renseignements :



4) Il y a environ 7 000 ans: E1b1b, G2a, J1, J2 & T
L'haplogroupe E1b1b représente aujourd'hui ~7.5% de la population de la France.
L'haplogroupe G représente aujourd'hui ~5.5% de la population de la France.
L'haplogroupe J représente aujourd'hui ~7.5% de la population de la France. Il représente une part importante de la population sémitique (e.g. arabe ou juive).
L'haplogroupe T représente aujourd'hui moins de ~1.5% de la population de la France (une proportion négligeable).

Le néolithique a vu l'avènement de l'agriculture (élevage de bétail, puis l'agriculture céréalière), l'utilisation de la poterie et le remplacement du mode de vie nomade par la sédentarisation. Originaire du Croissant Fertile vers 9500 avant notre ère, le néolithique se propagea à travers l'Anatolie et la Grèce, puis se scinda en deux groupes. Au sud, un premier groupe traversa la Méditerranée, vers l'Italie, le sud de France et la péninsule ibérique et devenint la culture de la céramique cardiale (5000-1500 avant notre ère). La branche nord se développa d'abord dans les Balkans avec la culture de Starčevo (6000-4500 AEC) et la culture rubanée (LBK) (5500-4500 AEC), suivant le Danube et ses affluents jusqu'en Allemagne, le nord de la France et le Benelux.
Les éleveurs et agriculteurs néolithique du Proche-Orient semblent avoir appartenu à haplogroupes E1b1b, G2a, J1, J2 et T.

Haplogroupe G2a: De nos jours, l'haplogroupe G se retrouve partout de l'Europe occidentale et du nord-ouest de l'Afrique jusqu'à l'Asie centrale, l'Inde et Afrique de l'est, bien que partout à de faibles fréquences (généralement entre 1 et 10 % de la population). Les seules exceptions sont la région du Caucase, le centre et le sud de l'Italie et la Sardaigne, où le pourcentage oscille entre 15 % à 30 % des lignages paternels.
Joseph Stalin : Haplogroupe G2a1a
Haplogroupe J1: De nos jours, l'haplogroupe J1 culmine chez les Arabes des marais du sud de l'Irak (81 %), les Arabes soudanais (73 %), les Yemeni (72 %), les Bédouins (63 %), les Qatari (58 %), les Saudis (40 %), les Omani (38 %) et les Arabes palestiniens (38 %). Des pourcentages élevés sont également observés dans les Émirats Arabes Unis (35 %), la côte de l'Algérie (35 %), la Jordanie (31 %), la Syrie (30 %), la Tunisie (30 %), l'Egypte (21 %) et le Liban (20 %). La plupart des J1 arabes appartient à la variété J1-P58.
Le roi Abdallah II de Jordanie (la dynastie des Hachémites) : Haplogroupe J1
Haplogroupe J2: Le pourcentage le plus élevée de J2 au monde se trouve parmi les Ingouches (88 % des lignées paternelles) et les Tchétchènes (56 %) dans le Caucase du Nord. En dehors du Caucase, les fréquences les plus élevées de J2 sont observés à Chypre (37 %), en Crète (34 %) ainsi que chez les Juifs (de 19 à 25 %). Un quart de la population valaque (communautés isolées de locuteurs de langue romane dans les Balkans) appartiennent à J2. Géographiquement, « Valaques » désigne, en Roumanie, les habitants de la Valachie (région méridionale du pays) et, dans la péninsule des Balkans, les populations de langue romane soit les Aroumains, les Mégléno-roumains et les Istro-roumains.
La famille Rothschild : Haplogroupe J2
Haplogroupe T: L'haplogroupe T1 (M70, M184) est trouvé à une petite majorité chez les indigènes Kurukh, Bauris & Lodha en Inde; et une forte minorité de Rajus et Mahli en Inde, Sud Égyptiens et Foulbé en Afrique, Chians, Allemands Stilfser/Tyroliens Saccensi/Siciliens, Eivissencs et Juifs du Nord-Est Portugal en Europe, Zoroastriens, Bakhtiaris au Moyen-Orient, et les Xibes en Extrême-Orient.
Thomas Jefferson (président des États-Unis, de 1801 à 1809) : Haplogroupe T






5) Il y a environ 5 500 ans: R1a & R1b (les Indo-Européens)
L'haplogroupe R1a représente aujourd'hui ~3% de la population de la France.
L'haplogroupe R1b représente aujourd'hui ~58.5% (la majorité) de la population de la France.

Le grand bouleversement culturel et génétique est venu avec l'âge du Bronze, avec l'arrivée des Indo-Européens (R1a & R1b), qui a débuté avec la culture Yamna (3500-2300 AEC) dans la Steppe pontique, au nord de la mer Noire.

Haplogroupe R1a est l'haplogroupe le plus repandu en Europe centrale et de l'est, surtout en Pologne (56%), en Ukraine (50%), Biélorussie (45%), en Russie (40%), en Slovaquie (40%), en Lettonie (40%), en Lithuanie (38%), et en République tchèque (34%), ce qui en fait un haplogroupe clairement balto-slavique.
Max von Sydow: Haplogroupe R1a
Tom Hanks: Haplogroupe R1a
Haplogroupe R1b: Cet haplogroupe se compose de trois principaux sous-clades, R1b-M269, très fréquent en Europe de l'Ouest, R1b-V88 qui se retrouve surtout dans certaines parties de l'Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient et R1b-M73 qui se rencontre en Asie du sud et de l'ouest.
George Washington: Haplogroupe R1b-U152
Abraham Lincoln: Haplogroupe R1b-U152


6) Il y a environ 4 500 ans: R1a
L'haplogroupe R1a représente aujourd'hui ~3% de la population de la France.

R1a fut le premier à atteindre le Benelux et le nord-est de la France, avec la culture de la céramique cordée (2400-2900 AEC).
Roi Willem-Alexander des Pays-Bas : Haplogroupe R1a



7) Il y a environ 4 200 ans: R1b
L'haplogroupe R1b représente aujourd'hui ~58.5% (la majorité) de la population de la France.

A en juger de la propagation de l'âge du Bronze en Europe occidentale, les premiers Proto-Celtes ont atteint la France et le Benelux vers 2200 avant notre ère, suivi des îles Britanniques vers 2100-2000 AEC. Cette première migration aurait apporté la sous-clade L21 de R1b dans le nord-ouest de l'Europe. Grâce à un effet fondateur L21 est devenu la lignée paternelle dominante parmi les anciens Bretons insulaires et les Irlandais et elle l'est resté jusqu'à nos jours chez les Bretons, Gallois, Ecossais des Highlands et Irlandais.
Louis XVI (Maison de Bourbon) : Haplogroupe R1b-U106



8) Il y a environ 3 500 ans: R1b-U152 (marqueur d'ascendance gauloise)
L'haplogroupe R1b représente aujourd'hui ~58.5% (la majorité) de la population de la France.

La troisième branche proto-celtique majeure est R1b-U152, qui semble avoir évolué à partir des cultures des champs d'urnes, de Hallstatt et de La Tène (1300-50 AEC) autour des Alpes. Une migration précoce de la culture des champs d'urnes a introduit R1b-U152 en Italie vers 1200 avant notre ère, où ils devinrent les tribus italiques, y compris les Romains. La culture de La Tène (450-50 avant notre ère) est la lignée la plus fortement associée avec les anciens Gaulois. La Gaule englobait toute la France actuelle ainsi que la Belgique et le sud des Pays-Bas jusqu'au Rhin et la Rhénanie allemande, un territoire qui correspond justement à aux endroits où U152 atteint ses fréquences les plus élevées en dehors de l'Italie. R1b-U152 peut donc être considéré comme un marqueur d'ascendance tant gauloise qu'italique.



9) Il y a environ 2 600 ans

Entre 600 et 300 avant notre ère les Grecs établirent des colonies le long de la côte méditerranéenne de la France, fondant notamment Agde, Marseille, Hyères et Nice. Les Grecs de l'antiquité auraient apporté principalement les haplogroupes E1b1b et J2 avec eux, mais également une minorité de G2a, J1, R1b-L23 et T.



10) La répartition des haplogroupes en France aujourd'hui, sur base des données actuellement disponibles:

Region/Haplogroupe ADN-Y (%) I1 I2a I2b R1a R1b G J2 J1 E1b T Q
Alsace 8 1 3 3 55 6 8 1 10 4 1
Auvergne 2 1 1.5 5.5 52.5 9 8 3.5 12.5 4.5 0
Bretagne 8 1 4.5 0.5 80 2 2.5 0.5 0.5 0 0
Corse 0 18.5 1 0 49 7.5 14 0 8 0.5 0
Nord-Pas-de-Calais 13 2.5 1 2.5 61 6 2.5 0 12 0 0
Gascogne 0 4.5 0 0 91 0 4.5 0 0 0 0
Île-de-France 2.5 2 2 3.5 57.5 3.5 6.5 1 20.5 0 0
Provence 2 4 1 5 58 7.5 8.5 1 10.5 1 2
Midi-Pyrénées 2.5 5 2.5 4 61 4 8.5 4 7.5 1 0
Normandie 7 4 2 1 76 0 2 1 5 0 1
Poitou-Saintonge 1.5 3 0 0 74.5 7.5 6 0 1.5 0 0
Rhône-Alpes 7 1.5 2.5 5 66.5 5 2.5 0 5 0 5
TOTAL FRANCE (%) 8.5 3 3.5 3 58.5 5.5 6 1.5 7.5 1 0.5




Pour plus de renseignements:
« Une histoire génétique de la France et du Benelux » :
http://www.eupedia.com/europe/projet_adn_benelux_france.shtml
« Origine, répartition, âge et relation ethnique des haplogroupes européens » :
http://www.eupedia.com/europe/origines_haplogroupes_europe.shtml
« Comprendre le génome humain et la génétique » :
http://www.eupedia.com/genetics/le_genome_humain.shtml
« Journey of Mankind » :
http://www.bradshawfoundation.com/journey/
« Melting Pot Europe » :
http://peopletales.blogspot.fr/2015/12/melting-pot-europe.html
« Nos ancêtres les Gaulois » :
http://www.lefigaro.fr

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